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Poème dont tu es le héros

L'année touche à sa fin, L'heure de la rétrospective a sonné, Et en rimes s'il vous plaît...


LE CON-STAT

A l’abri du monde, A lire dans mes rêves, Je chasse les mauvaises ondes, Je connais pas de trêve.


EGO m’a toujours dit, Tu s’ras jamais assez, Faut être indélébile, Trouve l’immortalité.


Et pendant tout ce temps A tirer dans l’miroir, Mes flèches empoisonnées, M’ont empêchée de voir.


PEUR me disait toujours, Regarde ce qui t’attend L’avenir est tellement flou, Tu vas t'casser les dents.


MISERE supportait pas Que je me sente bien Et voulait m’enivrer De son fichu chagrin.


Alors c’est vers ESPOIR que je me suis tournée, Mais c’était un mendiant, Qui s’jouait du cadran.


« Il n’est jamais trop tard », Il n’cessait d’répéter, Mais prenait tout son temps Et volait mes années.


Puis j’ai tenté la FOI, Non pas la religion, Mais bien la foi en moi. La détermination, ELLE m’a ouvert les bras.


Donc on a fait un deal, Si j’étais résiliente, Elle se battrait pour moi, Je serais bienveillante, Ferais la paix en moi.


Et enfin l’étincelle Fut la promesse d’une flamme. Je l’attiserais pour elle, Elle soignerait mon âme.


LE COM-BAT

Alors je tuai mon EGO Et la peur de mon ombre. J’embrassais la philo, Et bannis mes heures sombres.


J'oubliais les batailles Et enterrai mes failles. Je purgeai même mes veines, Mais gardais mes entailles.


J’accrochai mes yeux à la lune, Plus de LIMITES, plus de rancunes. J’effaçais les histoires vaines J'brûlais aussi les sacs de HAINE.


J’imaginais les fantômes, Sans être tourmentée, Les renvoyais dans la tombe, En leur riant au nez.


Enfin je troquais les pleurs Contre des livres et des fleurs Je cassais mes habitudes Habituée à la solitude.


LE CO-VID

Puis le covid arriva, Et son chaos s'installa.

Et j’arrive à rien, Et ça rime à rien, Et j’m’arrime à rien, Et fléchit ma main, Sous le poids d’un rien.


Alors FOI m'a repris Va de l’avant et vis ! Une lumière vacillante Ou une ombre dansante Peuvent parfois suffire A projeter l’avenir.


J'me suis mise à chercher La grande SERENITE Et le temps que le virus infuse Les idées fusent, L’amour se diffuse,

Et dans ce tumulte Le négatif je refuse, Du positif j’abuse Et je ne perds plus pieds.


Je cultive le manque, L’ivresse des retrouvailles, De nos lèvres confuses, On s’unit vaille que vaille.


Je cueille mes souvenirs Et quand le vide m’appelle, Je fais des bouquets de rires, Je revis de plus belle.


Je voyage beaucoup trop près, Je fais des câlins beaucoup trop loin, Je démasque des visages, Je suis pas toujours très sage.


De rencontres, en partages, En moments éphémères, PATIENCE n’a pas d’âge, Je remercie ma mère.


Je m’attendris deux fois, A l’idée de ce qu’on peut Et de ce qu’on peut pas. J’ apprends à aimer IMPOSSIBILITE Qui me lance des défis De créativité.


Amoureuse de l’instant d’avant Et ses promesses d’infini, Tout comme l’instant d’après Qui sublime les moments De sa douce nostalgie. J’attends. Patiemment. Puis, impatiemment.


Je suis nulle part et ailleurs, Je suis hier et demain, Je cultive mon bonheur De cette vie d‘incertain, De cette vie d'intérieur.


Je veux toucher des âmes, Voir les autres autrement, Décrypter leur vie, Toucher leurs sentiments.

Et je continue à écrire dans ma tête… Que la vie est une fête…


A votre confiance, A nos connexions, A ma résilience, A nos illusions,


En cette fin 2020, Point de « Bonne année ! », Que FOI passe vous voir, C’est tout ce que je vous souhaiterai.


Bonne nuit 2020, Fais de beaux rêves pour nous tous, Et surtout ne te réveille pas en 2021…


Stéphanie Gay

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