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L'Association Planet Citizen présente :

Dernière mise à jour : 28 oct. 2021

LES ENFANTS SAUVAGES, LE MANIFESTE


PROJET PEDAGOGIQUE


Le projet pédagogique de l’association Planet Citizen est de guider les enfants - ainsi que les adultes – directement ou indirectement vers plus d’empathie pour le vivant, dans l’optique de rétablir l’ordre naturel Humain / Faune / Flore sur le même plan, le tout au travers d’ateliers ludiques et pédagogiques.



Conformément aux nouveautés des programmes de l’éducation nationale parues le 30 juillet 2020 au bulletin officiel visant à renforcer les enseignements relatifs au changements climatiques, à la biodiversité et au développement durable, l’idée est de venir soutenir les enseignements de l’école dans le cadre extra-scolaire afin de sensibiliser les enfants dès 6 ans et plus, à ces préoccupations mais surtout aux solutions alternatives possibles que chacun peut apporter à son échelle.


Les ateliers et sorties nature proposés au sein de Planet Citizen peuvent se dérouler de manière ponctuelle en fonction de thématiques choisies « à la carte » ou bien s'inscrire dans un cursus d'éducation à la transition écologique et à la protection de l’environnement, sur plusieurs semaines, ou sur une année scolaire complète, en fonction des envies et des possibilités de chaque famille.


Cette activité baptisée « LES ENFANTS SAUVAGES » est née d’un désir profond de guider le plus grand nombre, petits et grands vers une « (re)connexion » à la nature, certes un pléonasme si l’on considère que nous SOMMES la nature mais d’utilité publique à l’heure actuelle et en vue d’améliorer notre avenir.


Le système Planet Citizen

Plutôt qu'en forme de pyramide, je préfère représenter les besoins inspirés de la pyramide de Maslow tel un système solaire afin de mettre en lumière l'interdépendance des "planètes". Appelons le système "Planet Citizen".




LE DEFICIT DE NATURE


Les adultes d’aujourd’hui ont eu accès à la nature quand ils étaient enfants mais aujourd’hui nous « fabriquons » des enfants qui n’y ont pas du tout accès ou très peu. Leur espace s'est considérablement rétréci . Les cours de récréation sont bitumées.

Le manque de connexion conduit par la suite à des adolescents en dépression. En grandissant, une énergie très forte veut émerger, c’est le moment où la curiosité enfantine devient une passion mais malheureusement, dans le monde moderne, ce n’est pas accueilli à sa juste valeur.


En des temps anciens et encore à l’heure actuelle dans de nombreuses communautés de par le monde, les rites de passage marquent la transition d’une étape de la vie à la suivante. Le passage de l’enfance à l’adolescence est le moment où rechercher comment donner du sens à sa vie et trouver sa place au sein de sa communauté.

Lorsqu’on revient d’un rite et que l’on ressent la chaleur de notre communauté qui nous soutient avec bienveillance, on a envie de s’investir pour elle et c’est une envie qui vient du coeur, des tripes même.


Hors, dans notre société actuelle, les jeunes arrivent à 12, 13, 14 ans avec tous leurs instincts qui devraient être accueillis et canalisés par la communauté qui a pour rôle de les guider, mais comme le contexte n’est pas là, ils s’y initient par eux-mêmes en goûtant à la drogue, l’alcool.

Plus tard, conduire vite et prendre des risques inconsidérés pourra s’expliquer par la recherche d’une expérience très forte qui les amène tout proche de la mort comme dans les rites de passage.


Les hommes n’ont pas d’autre moyen que ces rites alors que la femme est plus connectée à sa nature dès l’adolescence grâce à ses premières lunes qui la mettent très vite face à ses responsabilités de jeune femme. Son rite initiatique, plus tard, sera de donner la vie, c’est là qu’elle connaîtra la « chaleur ».

En Afrique, on dit qu’un homme qui n’est pas initié ira brûler le village juste pour sentir la chaleur.


En conséquence de ce déficit de nature, de nombreuses craintes de l’inconnu sont apparues. Pour survivre dans la nature, il faut la connaître et y avoir été initié et donc en avoir la curiosité car sinon il ne reste que la peur.


Recréer le village humain est aujourd’hui devenu indispensable, une communauté de tous les âges capable d’inter-relations enrichissantes qui seront les racines, piliers d’une base solide pour les plus jeunes afin d’entrer dans l’âge adulte sereinement et pour une régénération culturelle.

Notre société d’aujourd’hui est en quelque sorte coincée à un stade d’adolescence.

Pour le développement humain, être exposé à quelque chose qu’il ne peut pas contrôler est bénéfique : la nature sauvage est un excellent stimulus mais cela ne fonctionne pas dans un milieu contrôlé par l’homme comme une ferme ou encore moins la ville.


Le désintérêt pour la nature a conduit au fil du temps à un déficit d'engagement pour la défendre. En découlent également des problèmes de santé s’aggravant de génération en génération et ce dès le plus jeune âge.

La première étude chiffrant le coût de la pandémie mondiale de la sédentarité estime que les problèmes de santé liés au manque d’activité physique auraient coûté 67,5 milliards de dollars au monde en 2013.

Et l’estimation serait basse, avertissent les auteurs, puisqu’ils n’ont pris en compte que les cinq grandes maladies associées à l’inactivité.

Dans plusieurs États américains, des mutuelles ont déjà pris conscience des bénéfices de la nature sur la santé : certaines prennent par exemple en charge des ateliers de jeu.

Au Japon, des bains de forêt sont prescrits par les médecins depuis les années 1980 déjà aux personnes souffrant de dépression, de burn-out, d’insomnies, de stress et fatigue chroniques.

Publiée en 2011, une étude montrant que des activités régulières réalisées dans un environnement vert peuvent réduire de façon continue les symptômes du TDAH. À l’inverse, pour les enfants atteints de TDAH (troubles de l’attention liés ou non à l’hyperactivité), la vente d’une molécule, commercialisée notamment sous le nom de Ritaline, connaît une hausse phénoménale.

Des enquêtes antérieures avaient déjà prouvé que des doses de nature pouvaient apaiser momentanément ces symptômes.


Nos enfants sont devenus trop sédentaires et moins sportifs (un sur cinq est en surpoids ; en quarante ans, ils ont perdu un quart de leurs capacités cardio-vasculaires et leur vue décline (en Europe, plus de quatre jeunes sur dix sont myopes, la proportion a doublé ).

On note également des carences relationnelles aussi bien dans la sphère des proches que dans le cadre scolaire.


Selon une étude menée en 2013 sur des enfants de 8 à 12 ans, ils sont un tiers à ne pas être capables de reconnaître certains fruits et légumes. Quand un quart ne savent pas que les frites sont faites à partir de pommes de terre.

Selin Kesebir, de la London Business School, et Pelin Kesebir, du Center for Healthy Mind de l’université du Wisconsin-Madison, ont épluché les références à la nature dans des livres de fiction, paroles de chansons et scénarios de films, et ce, depuis le début du XXe siècle.

Pour cela, les chercheurs ont créé un lexique de 186 mots – noms de fleurs, d’arbres, d’oiseaux ou termes généraux –, tous en lien avec le territoire américain, afin de déterminer la connexion à la nature dans la vie quotidienne. Leur constat est frappant : leur usage a considérablement baissé à partir des années 1950. Et ce, dans chaque catégorie.

Par exemple, pour trois mots liés à la nature dans les chansons au milieu du siècle dernier, il en reste à peine un aujourd’hui. Un travail proche avait d’ailleurs été mené en 2014, de moindre ampleur, sur les dessins animés de Disney et Pixar de 1937 à 2009.

La description de scènes à l’extérieur comme la biodiversité dans les scènes de nature y ont aussi nettement diminué. Pourtant, si les enfants ont changé, les écoles et leurs cours semblent immuables. Goudron et platanes, comme toujours.


En France, tout ce qui est important se passe dedans. Dès la maternelle, on ne sort les jeunes élèves que pour les récrés – qui se passent dans des cours goudronnées. D’ailleurs, l’Éducation nationale recommande qu’elles ne durent pas plus de trente minutes par demi-journée.